Acheter une machine à coudre pour se simplifier la vie

Fabriquer ses propres vêtements à la machine à coudre

Quelle joie de pouvoir fabriquer ses propres vêtements à la machine à coudre pour débutant ! J’envie les personnes qui en sont capables et qui s’y livrent avec tellement d’enthousiasme et de fierté.

Ca aura été mon rêve depuis l’adolescence, et je serai déjà bientôt quinquagénaire. Mais rassurez-vous, au plus profond de mon âme et dans les tréfonds de mon cœur, je suis restée cette jeune fille fraîche et rêveuse et je suis persuadée, oui je sais bien qu’un jour viendra où, non non, je ne rencontrerais pas le Prince Charmant (je croyais avoir déjà été suffisamment claire en vous explicitant que mes études assez poussées et ma curiosité littéraire ont eu raison de la plupart de mes chimères...), un jour divin où je serais enfin capable de m’autoriser à réaliser ce rêve de gosse : créer mes propres vêtements.

La vie est ainsi faite que lorsque l’on est jeune, au lieu de poursuivre nos rêves en mettant toute notre énergie à la réalisation des projets qui nous tiennent à coeur, on se laisse influencer : le marché du travail est très difficile, alors la morale bien-pensante nous intime l’ordre de nous former : il nous faut décrocher des diplômes car il faut, paraît-il, gagner sa vie (comme s’il fallait gagner quelque chose que l’on possède déjà !). Alors on se perd dans les méandres de la vie active, on y fonce tête baissée, on bosse comme des dingues. Et quand la vie nous a malmenés, stressés, blessés, on en a fini par perdre de vue nos anciens rêves et le plus désolant dans cette histoire (qui n’est pas un conte de fées, désolée), c’est que l’on ne s’en est même pas rendu compte. On ne vit plus, on se contente de tenir en mode survie… On avait pourtant tout le potentiel en notre âme d’enfant. Jusqu’à ce qu’un jour, le déclic se fasse : c’est souvent aux alentours de la quarantaine (la fameuse crise de milieu de vie) que l’on établit l’amère constat que l’on est « mort », que l’on ne vit plus. En effet, on ne fait que pleurer sur le passé et on a la trouille de ce que peut bien nous réserver le futur. Jamais il n’aurait fallu abandonner son énergie, ses rêves, ce qui fait de nous des êtres accomplis, resplendissants, sereins. Il en va ainsi pour beaucoup d’entre-nous, je ne suis pas la seule, j’en suis consciente.



Pourquoi croyez-vous que les arts créatifs aient autant de succès actuellement ? La vogue du « fait-main », le Do It Yourself, comme disent nos voisins britanniques. Nous sommes dans une époque ambiguë où le pire côtoie le meilleur. On a tout pour être heureux, la modernisation des tâches nous a rendu tout tellement plus facile. Les matériaux sont moins coûteux, les machines à coudre compactes se vendent à 69,99 euros dans les grandes enseignes de magasins discount. Les modes d’emploi, patrons, « tutos », et autres guides, plus créatifs les uns que les autres sont pléthores et grâce à internet, tout le monde y a accès gratuitement.

Fabriquer ses propres vêtements est aujourd’hui à la portée de tous et ne nécessite plus des connaissances aussi pointues des différents points. La machine à coudre travaille pour vous. Certaines sont dotées de programmes aussi sophistiqués qu’un programme informatique. Vous y encodez les données et elles réalisent le travail. Non, réellement, il n’est plus si difficile de fabriquer soi-même ses vêtements.

La personne qui constitue sa propre garde-robe en débutant à la machine à coudre aura ainsi l’avantage de ne pas « dépendre » des modes (toutes ces chaînes de magasin qui pullulent dans les zones industrielles et les galeries des hypermarchés dans lesquels on achète, sur la base d’un piètre rapport qualité/prix, des vêtements standards - est-il utile de préciser que le 44 est la taille maximale - fabriqués en Asie par de petites mains qui toucheront tout juste de quoi se nourrir, quelle tristesse) de réaliser de substantielles économies et de prendre plaisir à créer des modèles uniques, sur mesure, du cousu main. Etant donné le choix des tissus et des accessoires, il y a une variété infinie de possibilités de donner libre cours à sa créativité.

L’on pourrait comparer ces chanceuses personnes qui ont réussi à coller à leurs rêves d’enfant à de grands créateurs. Les Dior ou autres Yves Saint Laurent n’ont qu’à bien se tenir ? Nos créateurs modernes les égalent, voire les surpassent. Ils n’ont pas de pression, pas d’objectifs en terme de vente, pas de lourds défilés à mettre en place, ils ne jouent pas leur image à chaque apparition publique. Ils fabriquent leurs propres vêtements avec pour seul arbitre et juge eux-mêmes ! Quel pied !!!

Voilà pourquoi je suis intimement convaincue que ces personnes ont fait le bon choix. Elles se réalisent, à travers leurs œuvres, elles ont su joindre l’utile à l’agréable. Elles ont évité l’écueil des somnifères et autres pilules du bonheur (mensonges que colportent en toute impunité les marchands de bonheur artificiels que sont les laboratoires qui s’enrichissent grassement sur la misère humaine), car elles ont de l’or entre les mains. En toute humilité, elles construisent, elles font sortir du néant des formes, des matières, des œuvres d’art. Qu’elles porteront et qui leur rappelleront qu’elles existent, qu’elles créent, qu’elles sont bien là ici et maintenant, dans l’instant présent. Ni dans un passé nostalgique, ni dans un avenir « aléatoire » et anxiogène. Non, elles s’appliquent jour après jour, attelées à la tâche, se concentrant sur le mouvement silencieux de l’aiguille de leur machine à coudre design et ultra intelligente.




Je leur lance un petit clin d’œil et leur crie que je viendrais bientôt les rejoindre. Retrouver mes racines, rejoindre dans cette activité simplissime et si belle ma grand-mère maternelle, aimante, douce et patiente dont le souvenir est resté bien présent malgré les années parce que de temps à autre je porte un vêtement ou un accessoire qu’elle a eu fabriqué, pour elle ou pour moi, selon les cas. Il parait que l’on recherche toujours à retrouver ses racines, le sens de sa vie. L’homme est comme un arbre, il lui faut s’ancrer profondément dans le sol pour ressentir les vibrations de la vie, sa solidité, l’essence même de son être. La couture est une activité qui participe de cette recherche, comme tant d’autres. Le résultat est là, tangible, une belle garde-robe dont on peut être fière ! Elle nous correspond, elle représente toute notre force intérieure et notre volonté d’être bien là où l’on est au moment où l’on est penché sur l’ouvrage. Comme le chante Baloo, dans « Le Livre de la Jungle », « Il en faut peu pour être heureux » : une petite machine à coudre, quelques idées glanées de-ci de-là et un enthousiasme qui fait plaisir à voir ?

Félicitations à tous/toutes qui créez vos propres vêtements. Vous pouvez vous en réjouir, tout comme on se réjouit de regarder un oiseau ou de respirer le subtil parfum d’une fleur. Et si nous nous y mettions tous, telle la troupe d’un orchestre harmonique, on arriverait peut-être, qui sait, un jour, à renoncer à la société de consommation qui rend l’humanité si malheureuse, dans sa vaine quête effrénée de possession : il n’y a qu’à voir le monde qui se rue dans les enseignes de prêt-à-porter (d’ailleurs, quelle affreuse expression) les jours de soldes…


Faites le pas, achetez une machine à coudre !
Contact et CGUcontacteznous@jecontacte.com.